P0UDLARD.0RG ● M0NNET-203 SKY' ● SKY' HARRY P0TTER
Sois audacieux, mais pas inconscient.
Soit optimiste, mais pas indéaliste.
Sois digne, mais pas orgeuilleux.
Sois compréhensif, mais pas aveugle.
Sois un travailleur, pas un esclave.
Sois un meneur, pas un dominateur.
Sois une personne, pas un titre.
Sois un chef, pas un tyran.
Sois un ami, pas seulement une connaissance.
Sois un amoureux, pas seulement un amant.
Sois grand d'âme, pas seulement de connaissance.
Sois un Humain, pas seulement un homme.
Sombre, poignant, né d'un grand orage ;
Qui, de ses doigts joins, longs et pâles, des cadavres,
Arrache le coeur – lié au corps – et détruit l'unique havre ;
Havre de paix, refuge incertain, maison de jouissance qu'est l'amour,
Il retire l'âme, et forme le trou béant des déceptions,
Un mal-être incessant, un battement de coeur sans raison,
Comme si celui qu'on nomme malheur nous avait joué un tour.
Aveugle à tout sourire, et à tout rire sourd,
Et inerte à toute joie, par pudeur de retenter,
Un bien-être disparu, avec les dangers tout autour,
Est perdue la confiance envers les liaisons falsifiées.
Drôlerie qu'est la facilité avec laquelle on écrit,
Fascination pour les lignes noires, pleines de mots définis,
Don qu'est la plume, et les rimes : artifices !
Décorations de phrases qui nous éloignent des risques.
Ainsi, l'auteur, avide, se précipite !
Libère le feu qui dans sa tête crépite,
Et note, du début, à la fin, l'histoire qui lui troue le coeur,
Il pleure, pleure, comme s'il perdait une âme-soeur.
Désormais l'impression de vivre hors de son corps,
Ou plutot de survivre, car on subit le sort,
Maudits soit-on d'arborer la défaite,
Bourdonnement constant, un écho dans la tête,
Maudits soit-on également d'être sûrs,
Que malgré deux victoires d'un désespoir impur,
On serait, si l'on pouvait, une deuxième fois capable,
De pardonner, de se donner, rejoindre l'admirable,
Impossible, cependant, car pour la énième fois,
L'être envié, et aimé, n'a plus voulu de toi.
Une infinité de clefs, en face d'une rangée,
De portes closes, impassibles, à double tour fermées,
La perle de sueur sur le front, les pupilles dilatées !
Je cherche encore la réponse d'une question oubliée.
L'échiquier de ta triste vie a perdu son roi,
Essaie donc dans ta vie, au moins fois,
De mettre en pratique ce qu'on appelle communément l'« estime de soi » .
Dans une pièce noire, enfûmée, un pétard à la main,
Avec pour seule présence la mémoire sans lendemain,
De son corps, de son rire, de tout ce qui fut,
Aujourd'hui tu réalise tout ce que tu n'as plus.
Mal au coeur, mal au corps, souffrance de tes sanglantes expériences,
Les larmes dans les yeux, les lames dans la poche, la voix en silence,
L'habitude de t'infliger ces entailles sur les bras,
Car tu sais que c'est tout ce que tu contrôleras.
Son odeur, en envie, son étreinte, un besoin,
Dieux, dites-moi donc comment redevenir sien,
Impossible : il ne vous aime pas. Ne vous a jamais aimé.
Ainsi, c'est la difficulté de la vie que vous comprenez.
Triste réalité, qui résonne dans votre esprit,
Sonne la cloche qui demande à être simple amie,
Tout se répète, comme venu d'un autre temps :
« Je ne t'aime pas, je n'ai pas de sentiments,
Je ne t'aime pas, je n'a pas de sentiments...»
Je ne t'aime pas.
Imaginez l'Avenir.



